Cas 2 : La substitution d’assurance en cours de prêt
Depuis les évolutions récentes de la réglementation, et notamment la loi LEMOINE du 1er septembre 2022, l’emprunteur peut désormais changer d’assurance emprunteur à tout moment, sans attendre une échéance particulière.
Cette possibilité permet de réévaluer son contrat en cours de crédit, afin de bénéficier de conditions plus avantageuses, tant sur le plan tarifaire que sur le niveau de garanties.
Pour mettre en place une substitution, l’emprunteur doit d’abord permettre au nouvel assureur de proposer un contrat adapté. Pour cela, il s’appuie sur les éléments du financement initial :
- l’offre ou le contrat de prêt
- les caractéristiques du crédit
- la fiche personnalisée précisant les garanties exigées
Une fois le nouveau contrat sélectionné, la démarche repose sur une double demande :
- une demande de résiliation adressée à l’assureur actuel
- une demande de substitution transmise à la banque, accompagnée du dossier complet
Ce dossier comprend notamment :
- la notice d’information du contrat ou les conditions générales (garanties, exclusions, modalités)
- les conditions particulières (couverture retenue, options souscrites)
- le coût définitif de l’assurance
La banque dispose alors d’un délai de 10 jours ouvrés pour analyser la demande, à compter de la réception du dossier complet.
- En cas d’accord : elle valide la substitution et édite un avenant au contrat de prêt, qui devra être accepté par l’emprunteur
- En cas de refus : elle doit motiver sa décision en précisant les points de non-conformité avec les exigences initiales
Tant que la substitution n’est pas validée, le contrat d’assurance en cours continue de s’appliquer.
D’un point de vue pratique, cette démarche permet une optimisation significative, mais elle nécessite une analyse rigoureuse du nouveau contrat afin de garantir le respect de l’équivalence de garanties.